Le matin qui a tout changé
J'étais très jeune lorsque j'ai compris que le plastique menaçait notre bien-être, lorsque je me suis rendue compte de sa puissance silencieuse. Peut-être avais- je 10 ans, lorsque je me suis rendue compte que le plastique était salissant et que sa mauvaise gestion pouvait engendrer d'énormes dégâts.
Ce matin-là, après une pluie diluvienne, je m’étais aventurée dans la rue avec mes chaussures trempées. L’eau stagnait dans les caniveaux, et avec elle flottaient des dizaines de sachets plastiques déchirés, des bouteilles écrasées, comme des naufragés d’un monde négligent. Les moustiques bourdonnaient autour de ces petites mares sales, promesses certaines de paludisme.
Je me souviens avoir regardé les adultes autour de moi. Ils buvaient de l’eau en sachet, déchirant l’emballage d’un geste machinal avant de le jeter au sol, comme si cette action n’avait aucune conséquence. Et pourtant, dans ma tête d’enfant, tout se connectait : le plastique bouchait les caniveaux, l’eau stagnait, les moustiques se multipliaient, et le paludisme frappait nos familles.
Cette chaîne de conséquences me paraissait si claire, si logique, que je ne comprenais pas pourquoi personne ne s’en souciait vraiment. C’est là que tout a commencé, c'est à partir de ce jour-là que j'ai pris conscience que le plastique était néfaste pour notre environnement.
Un petit sac pour un grand geste
À chaque fois qu'il n'y avait pas de poubelle à proximité de moi, je gardais mes petits déchets dans mon sac, préférant leur poids à celui de la culpabilité de causer du tort à la nature.
Ce simple geste, je l'avais appris grâce aux cours d’éducation civique où l’on nous enseignait que protéger l’environnement, c’était protéger sa santé et celle des autres.
Même à cet âge, j'avais compris que ce n’était pas seulement une question de propreté, mais de survie. Et ce matin-là encore, après avoir vu une énorme quantité de sachets obstruer le caniveau empêchant l'eau de ruissellement de couler, j'ai compris la portée salvatrice d'un tel acte pour des milliers de gens.
De la prise de conscience à l’engagement
À partir de la classe de sixième, mon engagement s’est transformé en actions concrètes. J'étais motivée lorsqu'il s'agissait du grand nettoyage de l’école et même du passage de service de chaque élève pour le nettoyage de la salle de classe.
Puis, en classe de troisième, j’ai rejoint le club environnement de l'école. C'était plus qu'un simple devoir pour moi, c'était un véritable sacerdoce.
Et si tout commençait dès l’enfance ?
Aujourd’hui, je suis convaincue que tout commence dès l’enfance. Les valeurs que nous inculquons aux plus jeunes façonnent les adultes qu’ils deviendront.
Rêver d’un monde où les enfants sauvent la Terre
Les cours d'éducation civique, l'éveil de conscience que j'ai eu ce matin-là en constatant les caniveaux bouchés par le plastique, ont fait naître mon engagement en faveur de la lutte contre la pollution plastique et ont nourri un rêve : Créer des manuels qui captivent les enfants, des histoires où ils sont les héros de la préservation de la Terre, Imaginer des activités qui les transforment en acteurs du changement :
des podcasts où leurs petites voix portent des messages forts,
des pièces de théâtre où ils jouent pour sensibiliser leurs camarades et mêmes les adultes
Parce qu’un enfant qui comprend qu’il peut changer le monde devient un adulte qui le fait.
Et si c'était à ton tour d'agir?
Alors si cet article t'a plu, sois un acteur du développement durable et adopte dès aujourd'hui, des gestes écocitoyens. Ne laisse plus traîner tes ordures par terre mais cherche toujours une poubelle pour t'en débarrasser. N'hésite surtout pas à inculquer ces gestes simples à tes amis, tes enfants et tout ton entourage, car c'est ensemble que nous parviendrons à offrir un environnement sain, profitable à tous.
Corinne THIO,
Jeune Blogueuse Unicef côte d'ivoire


Nous devons faire de la protection de l'environnement une priorité
RépondreEffacerExactly 😊
Effacer👍 très fantastique
Effacer😍
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