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Et si notre vie connectée polluait plus qu'on l'imagine?

 



Aujourd’hui, je ne viens pas te parler de pollution plastique, ni d’énergies renouvelables, encore moins de déforestation. Je viens te parler d’une menace invisible : la pollution numérique.

Quand on parle de pollution, on pense tout de suite aux fumées des voitures, aux déchets plastiques ou à l’air irrespirable des grandes villes. Mais as-tu déjà pensé que regarder une série sur Netflix ou stocker tes photos dans le cloud pouvait avoir un impact négatif sur la planète ?

Si tu ne savais pas comme moi il y a 3 ans, reste attentif jusqu'à la fin. Bienvenue dans le monde de la pollution numérique, une menace silencieuse qui grandit à mesure que notre vie devient toujours plus connectée.

La pollution numérique, qu'est ce que c'est?

La pollution numérique, c’est la pollution invisible créée par notre utilisation d’internet et des appareils connectés. À chaque fois que nous regardons une vidéo, envoyons un message ou stockons des fichiers dans le cloud, nous utilisons de l’électricité, principalement produite par des énergies polluantes comme le charbon et le pétrole. 

Chaque fois que tu envoies un message, regardes une vidéo sur YouTube, scrolles ton TikTok ou ton Insta, télécharges une musique sur Spotify, tu consommes de l’énergie.

Mais ce n’est pas ton téléphone qui pollue le plus. Ce sont surtout les data centers, ces immenses infrastructures où sont stockées nos données, qui polluent massivement. Ils stockent, traitent et transfèrent nos données. A Abidjan par exemple, nous avons MainOne Data Center.

Pour fonctionner 24h/24, ces data centers ont besoin de beaucoup d’électricité et de systèmes de refroidissement, demandant beaucoup en énergie et en eau.

Chaque clic laisse une trace carbone


Lors d’un atelier sur l’empreinte carbone auquel j’ai participé pendant la 5ᵉ édition de la Weekeco en 2023, j’ai découvert quelque chose de surprenant : regarder une vidéo en streaming pendant 10 heures peut générer plus de 1 kg de CO₂ : c'est l’équivalent d’un trajet de 6 km en voiture thermique. Et ce n’est pas tout: à l’échelle mondiale, le numérique émet autant de gaz à effet de serre que le transport aérien civil. Oui, environ 4 % des émissions mondiales, juste par nos écrans, nos likes, nos vidéos et nos jeux en ligne, c’est dingue!

Comment peut- on agir alors ?


Etant donné que nous ne pouvons pas nous couper d'internet, dans un monde qui se veut être de plus en plus connecté, nous pouvons poser quelques gestes simples qui limiteront notre empreinte numérique  sur l'environnement. 

Au lieu de streamer plusieurs fois, tu pourrais commencer par prendre l'habitude de télécharger tes vidéos. Savais- tu que le HD consommait beaucoup plus d'énergie qu'une basse résolution? Bien qu'il soit plus agréable de regarder des vidéos en HD, limite s'en l'utilisation lorsque ce n'est pas vraiment nécessaire; apprends à fermer les onglets inutiles lors de tes navigations et désactive les notifications automatiques; nettoie ton cloud et supprime les fichiers et les mails qui ne te servent plus.

Ces petits gestes peuvent te sembler insignifiants à première vue, mais crois moi, ils contribuent grandement à la protection de notre planète à l'échelle numérique. Imagine si toi, tes amis, ta famille et tes connaissances prenez l'habitude de ces éco gestes responsables? Ne penses- tu pas que cela limiterait les émissions de CO2, cause de réchauffement climatique?

Le numérique, c'est formidable. Mais pour qu’il reste un allié, il faut apprendre à le consommer intelligemment.



Ce court article a été instructif ? Tu veux toi aussi devenir un cyber-écolo ? Alors adopte les réflexes numériques responsables que je t'ai partagés, et participe à ton échelle, à la protection de l'environnement . 💪🏽🌱



Corinne THIO

Jeune Blogueuse Unicef Côte d’Ivoire

Commentaires

  1. DORHEE DJOKOUEHI23 mai 2025 à 11 h 19

    Merci Miss Corine pour ce partage instructif. ☺️

    RépondreEffacer
  2. superbe article, nous en tant que acteur du système on s'efforce à mettre en place des solutions moins nocifs pour l'environnement

    RépondreEffacer

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